le workshop …

logolr

la Direction Départementale des Territoires de l’Ariège en collaboration avec 

la ville de Foix et l’Université Toulouse le Mirail

à organisé un atelier urbain : 

Workshop

La reconquête du centre ancien de Foix  

 Du 21 au 28 Février 2015

 IMG_0102

  Lire plus

Publicités

Les projets :

 

 

 

L’avant-scèneWorkshop Foix 2015 Rendu A3 P1

 

L’entrée de ville : de l’espace de transit vers un espace d’accueil…

• Mettre en scène la nouvelle entrée de ville, la scénariser, révéler le point stratégique et emblématique du centre ancien : sur un même point de vue, le château, l’abbatiale et l’Ariège.

• Retisser des liens avec les terrasses du Puech, les réinvestir, leur redonner une valeur d’usage et une existence sur l’espace public.

• Créer une continuité, une mise en relation des deux berges de l’Ariège.

La ville retrouve son avant scène.

 L’Avant-scène 

Un projet requalifiant de l’entrée de ville de Foix 

Arriver à Foix aujourd’hui : portrait sensible de « l’avant-projet » 

(Recueil condensé de ressentis incarnant un piéton arrivant en gare de Foix)

Je suis un voyageur « durable », je privilégie le train, d’autant que je compte découvrir une ville « à taille humaine », Foix. Dès mon arrivée en gare, sur le quai, une vue surprenante s’offre à moi : le château, celui de la carte postale, imposant le jour, colossal la nuit par le jeu des lumières. Ce haut lieu touristique, emblème de la cité comtale est là, à portée de main. Je me lance

donc dans une marche active avec ma valise. Je note un garage à vélo archaïque en tôle, pas de vélo à louer de toute évidence. Je continue, remonte une allée plutôt sombre, pauvre en verdure, les façades des maisons pavillonnaires qui s’égrènent jusqu’au carrefour ont un air bien triste. A l’intersection entre la rue de la gare et le cours Irénée Cros qui mène au centre ville, je m’enfonce dans un couloir sombre et sonore : les voitures filent, le trottoir est étroit, les bâtiments délabrés sur ma droite cachent puis me font perdre le château de vue. Le paysage urbain semble s’évaporer. Enfin, il réapparaît, plus beau encore, je m’avance sur un petit toit plat que je m’approprie pour pouvoir le contempler sans gêne, et poser ma valise : le front bâti imposant à

l’entrée de la ville s’ouvre sur un paysage en strates, se superposant du niveau de l’eau de l’Ariège aux sommets des montagnes lointaines, en passant par les tours du château agrippé à son rocher. L’imposante abbatiale Saint Volusien ferme au Nord un centre ancien ramassé derrière des façades abîmées. Des jardins semblent se cacher là bas, tout comme ceux que je découvre à mes pieds le long de la voie ferrée. Un peu plus tard je découvre que derrière le front bâti de l’entrée de ville adossé à la colline, un sentier mène à des terrasses, celle du lieu-dit du Pech. La vue est splendide. L’architecture en strates du paysage se confirme, de cette hauteur à celle du château, un dialogue est là, un récit à construire, pour ouvrir davantage la ville sur son environnement et à ses usagers comme ses visiteurs.

De cette arrivée « sensible » à Foix, deux constats forts se sont imposés : 

1er constat : l’entrée nord de Foix est peu agréable, la rue de la gare très peu engageante qu’on l’aperçoive quand on arrive en voiture ou qu’on la pratique en tant que piéton et, pire, en tant que cycliste. L’accès manque de visibilité, la vue est obstruée, le carrefour articulant les axes gare-centre ville est essentiellement sonore. L’effet « surprise » de la vue qui se dévoile à la sortie de la gare est altérée par tous ces éléments.

2ème constat : à ce paysage « bruyant » fait écho le manque de dynamisme économique et social le long du cours Bouychères : immeubles désaffectés, inhabités, rareté des commerces. Paradoxalement, ce côté de la rive ne semble pas relié à l’autre, bien que porteur des principaux flux traversant la ville. Les fronts bâtis s’opposent et ne se répondent pas, l’Ariège semble les séparer. Même le Pont vieux, plus qu’un lien et objet de patrimoine valorisant l’entrée en centre ancien, est monopolisé par la voiture (circulation et parking).

De ces constats découle une ambition…aménager une zone d’entrée de ville bien délimitée, de l’angle formé par la jonction rue Pierre Semard-cours Irénée Cros jusqu’au Pont Vieux … articulée autour de 3 axes: 

– recréer, façonner un nouveau point de vue valorisant sur la ville de par son entrée Nord à travers l’aménagement d’un espace public partagé et réapproprié par ses pratiquants,

– faire dialoguer l’est et l’ouest de la ville (des terrasses du Pech au château de Foix en passant par les fronts bâtis de part et d’autre de l’Ariège),

– mieux connecter la gare, futur Pôle d’échange multimodal, au centre de Foix.

Il s’agit donc de réinsuffler vie sociale, économique et culturelle en ce lieu, en faire une véritable avant-scène de la ville fuxéenne.

Un espace-plateforme structurant : l’Avant-scène de Foix 

Une plateforme-panorama 

La création d’une grande dalle en place à l’angle de la rue venant de la gare et le cours Irénée Cros ouvre largement la perspective, offre un premier panorama sur la cité comtale.

Cette plateforme s’avance jusque sur les bords de l’Ariège et offre au passant de grandes marches où s’asseoir, se poser, contempler. Un petit kiosque à café et viennoiserie permet de se restaurer rapidement. Et pour ceux qui veulent se restaurer devant ce paysage, le restaurant Phoebus intègre un nouveau bâtiment tout en transparence se fondant dans la strate. L’usage de cette plateforme-panorama est partagé : promeneurs, vélos, skateurs, poussettes, gens pressés…En fonction des temporalités et des saisons, cet espace peut accueillir différents événements : spectacles musical, théâtre, danse etc.

Une plateforme-strate 

D’aspect minéral, la plateforme s’intègre dans les strates paysagères. Elle s’intercale, côté rive, entre

le fleuve, la voie de chemin de fer et les jardins potagers préservés. Côté colline, la plateforme s’intègre aux terrasses du Pech via le long bâtiment moderne. Pour transformer en espace viable ce véritable « mur » (avec une vue aveugle sur la colline), il est décomposé et requalifié en 3 grandes strates à usages mixtes :

-Au rez-de-chaussée, des commerces (boulangerie, épicerie, primeur, etc.) et des parkings.

– Aux premier et deuxième étages, des bureaux réaménagés pour permettre le coworking, accueillant les associations et entreprises (notamment liées aux TIC) que la proximité de la gare conforte.

– Au troisième étage, des logements-duplex spacieux ouverts sur le toit et connectés aux terrasses du Pech, des logements de qualité durable destinés aux familles ou aux colocations étudiantes.

Autour de l’Avant-scène, l’accès aux terrasses est valorisé par des entailles dans le bâti ancien et la signalisation plus visible des sentiers existants (au carrefour de la rue de la gare; sur le cours

Bouychères). Les jardins sont partagés sur les terrasses comme en contrebas de la plateforme.

Une plateforme trait d’union 

Par la nouvelle qualification de l’entrée de ville – espace ouvert et partagé, privilégiant les mobilités douces, redynamisant la vie économique culturelle et sociale- l’Avant-scène constitue un véritable trait d’union entre le Nord et le centre de Foix, entre l’est et l’ouest. Une zone canalisant et redistribuant les flux entre la ville centre et le futur pôle d’échange multimodal (PEM) qui réhabilitera la zone de la gare. Zone « reverdie » où aboutiront également les cyclistes qui rejoindront la ville depuis Vernajoul grâce au prolongement jusqu’aux rails de la coulée verte.

L’Avant-scène : scénario de demain… 

Je descends sur le quai de la gare, je suis agréablement surpris par cette vue du joyau comtal sur fonds de montagne, je suis déjà dépaysé. A la sortie de garde, j’hésite : louer un vélo, prendre la navette ? Mais je décide de poursuivre à pied, il fait beau, l’allée qui s’ouvre à moi, fleurie et ombragée, semble agréable, propice à la promenade. En l’arpentant, je croise des usagers plus ou moins pressés, des vélos me dépassent : je me retourne, ils proviennent de la voie verte qui se dessine au-delà du parking. Je poursuis, devant moi apparaît une vaste esplanade, offrant généreusement un superbe panorama sur la ville que je veux visiter. Je me rafraichis tout en contemplant le château éloquent flanqué en contre-bas de son abbatiale. Il me semble faire un voyage immobile : les gens de tous âges circulent autour de moi, à pied en skate à vélo, en attaché-case…cependant que moi, tranquille, j’échafaude mon programme : tout d’abord me perdre dans le dédale des rues en face et les petites places cachées, jusqu’à accéder au château. Le lendemain, changer de point de vue et escalader les terrasses du Pech (dont j’ai vu l’accès sur mon chemin) pour embrasser à nouveau la ville dans son ensemble…et m’y replonger à nouveau pour vivre les scènes de vie intra-muros.

DANGLA Maxime

FORD Mark

GAY Sophie

HERFELD Pierre-Aimé

KERBOEUF Anne-Claire

LHEUREUX Sophie

NACERI Marine

SOUMAHORO Korotoum

Scène de vie

scène de vie

L’îlot RIVAL : reconstruire un art de vivre, retrouver une identité à ce quartier.

Au coeur de ce bâti compact, des espaces ouverts persistent (places, jardins, cours) et méritent d’être valorisés et d’êtres placés au coeur du réinvestissement des espaces vécus.

• Identifier les qualités intrinsèques et les spécificités de cet ilot, les mettre en valeur, les décliner en nouveau principe constructif.

• Les cours, jardins et patios deviennent le nouveau moyen de redonner de la qualité aux logements.

• La mise en relation de ces espaces dans une hiérarchie public/semi-public/privé est le fil conducteur de la restructuration du quartier. Ces espaces libres deviennent par extension terrasses, jardins suspendus et nouvelles perceptives sur l’Ariège.

Le quartier du rival retrouve une nouvelle identité, une nouvelle qualité d’habitat.

Situé entre la place Saint Volusien et le pont Vieux, l’îlot du Rival s’est constitué autour du rempart du 12ème siècle qui ceinturait la ville par les bords de l’Ariège et suivant la rue de l’Horloge. A vocation essentiellement résidentielle, le bâti de l’ilot est composé de grands immeubles du 17ème et 18ème siècles sur la rue du Rival et autour de la place Violet et de maisons de ville aux styles et époques plus divers à l’est de la rue de l’Horloge.

Ilot du Rival, Scène de vie

Avec une vacance très élevée (25%), de nombreux logements vétustes et insalubres, des populations très précaires l’îlot du Rival concentre depuis de nombreuses années les préoccupations et cristallise la question du renouvellement urbain du centre ancien de Foix.

« A notre âge, avec cinq niveaux on ne peut pas rester ici dans le centre ancien »

L’enjeu de ce workshop, à partir du diagnostic qui a pu être posé, est d’élaborer une réflexion sur les formes et les usages qui caractérisent cet espace et de proposer des interventions concrètes sur différentes typologies d’ilots et de bâti qui permettront d’apporter un cadre d’orientation général pour les interventions des prochaines décennies sur le centre ancien de Foix.

Le bâti de ce quartier du Rival présente une forte densité, des ilots très compacts avec de grandes épaisseurs et de faibles ouvertures intérieures. Les ruelles très étroites et tortueuses confèrent des caractéristiques propres à la ville médiévale qu’il convient de valoriser.

En parcourant l’intérieur du quartier du Rival, une ambiance particulière se dégage de ces ruelles pittoresques descendant sur la rue du Rival et l’Ariège : de la canopée des jardins qui dépasse des murets, des portails qui laissent entrevoir des cours et des jardinets, des terrasses qui s’ouvrent sur l’espace public. L’intimité qui se dégage de ces ruelles et de ces cours contraste avec l’abrupt front bâti qui surplombe l’Ariège et enserre la rue du Rival.

La structure à développer est finalement sous nos yeux : une trame de places, de ruelles et de petits passages entre cours, de la lumière, de la vue et du végétal pour des logements donnant sur un espace ouvert, un espace partagé commun aux habitants d’un ilot ou d’un immeuble, un espace de terrasses ou de jardinets plus intimes.

Rapidement s’est imposé à la réflexion le cheminement que les habitants peuvent faire actuellement en partant d’un espace public ouvert, puis parcourant les ruelles, pénétrant dans les cours avant d’entrer dans l’immeuble et le logement individuel.

On perçoit une gradation de l’espace public à l’espace privé avec au centre, cet espace de transition, un espace ouvert (cours et jardins) et partagé entre les résidents de l’ilot ou de l’immeuble. Ces cours intérieures ou ces parties communes d’immeuble sont voulues comme des espaces de vie, de partage, d’échange entre habitants et comme une articulation entre le public et l’intime, entre la rue et le logement. Cet espace de transition n’est pas uniquement traversé, il devient espace de rencontre approprié et cadre de vie.

« J’aime mon chez moi en ville. Le jardin c’est finalement plus esthétique qu’utile, je ne profite que de la terrasse. »

Les dernières interventions dans le quartier ont consisté à ouvrir et revaloriser la place Violet par un curetage entre les rues de l’Horloge et du Four d’Aval. Mais la valeur d’usage de cette place est encore faible et sa destination reste encore à définir. Plutôt que de poursuivre cette ouverture de l’espace public qui est peu appropriée par les habitants et créée une distinction franche entre espace public et privé, nous prenons le parti-pris de maintenir la trame de ruelles et de cours fermées et de valoriser des espaces intermédiaires, partagés entre résidents d’un ilot ou d’un immeuble.

Comment révéler et revaloriser l’existant d’un quartier historique pour redessiner une identité nouvelle en matière d’habitat et de vie sociale pour en assurer sa revitalisation ? 

Avec la volonté de respecter l’existant, nous excluons la perspective de grandes percées sur l’espace public mais favorisons des ouvertures plus réduites, adaptées à la forme, l’orientation et à la qualité du bâti existant pour réaffirmer le caractère structurant des cours et jardins en coeur d’ilot.

L’ambition de notre projet est de révéler cette trame de ruelles et de passages et de mettre au coeur de l’intervention ces espaces ouverts et

partagés (en coeur d’ilot ou dans les immeubles), essentiels au cadre de vie et au lien social. La gradation qu’offre cette structure entre espace public, partagé et privé guide notre réflexion sur les usages, les habitants et les formes à donner à la ville de demain.

Les rez-de-chaussée, espaces partagés 

Les espaces de rez-de-chaussée ne répondent plus aux attentes en matière de luminosité, de vis-à-vis et de calme. Au regard de leur état général d’abandon, il apparait nécessaire d’en adapter leurs formes et leurs usages.

Comme une étape intermédiaire supplémentaire dans cette gradation de l’espace public à privé, ils sont donc repensés comme lieux partagés entre les résidents d’un même immeuble ou ilot. Ils prolongent ainsi ce cheminement, cette gradation de l’espace public à l’espace privé en offrant un lieu de rencontre, de partage d’équipements et support de vie sociale.

« Je veux une ville plus verte, plus ouverte ! »

Imaginons dans ces espaces de rez-de-chaussée des garages à vélos et à poussette, des ateliers de réparation et de bricolage, des buanderies collectives, des salles de sport, des salles informatiques ou de travail communes etc.

Imaginons aussi que se logent dans ces espaces inappropriés aux fonctions résidentielles des cabinets médicaux ou d’infirmiers, une crèche, un espace de co-working, des ateliers d’artiste…

Ces usages envisagés répondent à des problèmes de place et de cohésion sociale par l’accès de tous à des équipements mutualisés (informatique, laverie etc.) et par la rencontre des habitants d’âge et de statuts différents.

Ces lieux doivent être pensés et conçus avec une grande souplesse, s’adapter à des usages variables dans le temps et selon les sites.

Révéler la trame, adapter les usages 

La rue du Rival devient aux heures de pointe un axe de circulation important. L’usage de la rue comme raccourci ne peut persister au vu de son étroitesse et de sa fonction résidentielle. La vocation de cet axe est d’accueillir des flux piétons et automobiles à destination du centre-ville. La place Violet serait ainsi à l’interface entre des déplacements automobiles et des déplacements piétons drainant le maillage étroit des venelles.

Le tissu urbain de cet ilot est parcouru par un réseau de venelles et de petites impasses. L’idée portée par le projet est d’affirmer cette trame et les connexions avec les espaces au coeur des ilots. Ces coeurs d’ilots constitués par un ensemble de cours, de jardins, de terrasses peuvent être traversés mais sont aussi des espaces partagés entre habitants de l’ilot tout en conservant leur caractère d’intimité. Ce paysage intérieur s’ouvrira sur la rue par des murets abaissés ou des grilles. Dans notre réflexion, c’est la valorisation de ces cours et jardins qui permet une qualité de vie aux

habitants et par effets de débordement, de valoriser l’espace public.

Les venelles du quartier débouchent sur la rue du Rival et des connexions visuelles sont établies à travers la structure légère des parties communes des immeubles. Cette connexion à la rivière est renforcée par la placette qui est transformée en espace de détente accueillant une terrasse de café. Egalement, lien à la rivière et à la verdure, un parc est ouvert au pied des jardins de la préfecture jusqu’à la confluence de l’Ariège et de l’Arget. Du bas de la rue du Rival se dégage alors une fenêtre visuelle sur ce jardin, sur lequel donneront aussi les terrasses de l’immeuble adjacent.

Habiter l’espace 

C’est à un triple enjeu de qualité, d’accessibilité et de mixité que répond ce projet en termes d’habitat.

Qualité, puisque les interventions seront tout d’abord ciblées sur les bâtiments les plus dégradés avec des curetages et l’ouverture de coeurs d’ilots (intérieur de la rue Ramir par exemple) ou des rénovations complètes comme sur les bords de l’Ariège.

Accessibilité également avec une réflexion sur des escaliers et ascenseurs mutualisés dans des failles entre des immeubles, permettant une distribution rationnelle des immeubles, une fenêtre visuelle depuis la rue, des espaces partagés et des terrasses. Autre sujet de préoccupation : les mobilités piétonnes au coeur de l’ilot (sans exclure des stationnements dans les cours) et automobiles sur la place Violet sur laquelle on peut imaginer un auto-partage de véhicules électriques (type Autolib’) pour répondre à des besoins de déplacements vers les périphéries.

Mixité enfin, avec des formes de logement adaptées à différentes typologies de résidents (petits logements pour étudiants, personnes seules ou âgées, grand appartement ou immeuble pour familles ou colocations) et différents niveaux de revenus. Les espaces partagés prennent alors tout leur sens pour répondre à cet objectif de mixité et de cohésion sociale.

Ce projet permettra in fine d’augmenter la densité d’habitants et, du fait de la forte vacance actuelle, permettra de réduire la densité du bâti et d’améliorer la qualité du quartier.

Il est également important d’insister sur la nécessité d’adapter les espaces, qu’ils soient publics, partagés ou privés dans l’espace (interventions variables selon les sites), dans le temps (évolution des usages, transposition progressive au reste de la ville) et d’un point de vue social (typologie d’occupants, usages, mixité, cohésion).

Par des notes contemporaines sur les façades anciennes, des greffes légères associant le bois, le métal et le verre, un traitement paysager des coeurs d’ilots, c’est une vision de Foix renouvelée qui sera suggérée tant depuis l’entrée de la ville par la berge opposée que de l’intérieur du quartier.

Faire de Foix une ville durable et moderne s’inscrit dans le temps long. La possibilité ici de travailler à la fois sur le quartier et sur l’entrée de ville doit être moteur dans le changement d’usage et d’image du centre ancien et de toute la ville. Le quartier Rival, répulsif aujourd’hui, serait alors l’illustration du centre de demain, support de cohésion sociale, d’échange et de réappropriation.

Pauline Boutard

Andréa Cloche

Axel Galzin

Alexis Linge

Gauthier Lonjon

Julien Peyre

Simon Pires

Roc en scène

Roc en scène

Le Rocher : d’un monument médiéval symbole de la cité vers un lieu de rayonnement pour la ville de demain.

Le château et le palais de justice : vers de nouvelles interactions entre les hauts lieux du patrimoine fuxéen…

– Révéler le versant caché du château, retrouver le lien entre le château, le palais de justice et l’Arget.

– Réinventer des usages sur ce rocher

– Replacer le château dans son contexte historique et paysager …s’ouvrir à la ville

– Réinvestir les berges de l’Arget.

Le château devient le nouveau coeur culturel de la ville, point de départ d’une découverte urbaine.

ROC -en scène-

‘’ Nous habitants de Foix, on passe tous les jours devant mais on y va pas car ça n’attire pas ‘’ 

D’un monument médiéval symbole de la cité à un lieu de rayonnement pour la ville de demain 

Mots clés: ouverture, lisibilité, intégration, connexion

Le château surplombe de sa fière allure la ville de Foix. Il en est le symbole fort. En parcourant la vallée de l’Ariège, que l’on arrive de Toulouse ou de l’Andorre, le château est l’épicentre du panorama. Chaque année 90 000 touristes parcourent ses pavés. C’est l’attraction touristique la plus visitée en Ariège en nombre de visites (hors stations d’hiver), ce qui s’explique par un potentiel qui n’a d’égal que la taille de ses tours. Les touristes sont en quête d’authenticité, de paysages, et aiment déambuler le long des terrasses du contrefort. Ainsi, ce sont des visiteurs extérieurs à la ville qui fréquentent ce lieu comme un point de passage. Aussi vite arrivés, aussi vite repartis. Les touristes ne prennent guère le temps de visiter la ville médiévale située en contrebas et ne restent pas plus de deux heures. Seulement 46% des visiteurs se disent satisfaits à l’issue de leur visite.

Le château dans son contexte

Contrairement aux touristes qui montent au château puis repartent, les fuxéens, eux, ne le pratiquent pas ou à de rares occasions. Des entretiens réalisés auprès des habitants montrent que le château n’est pas intégré à la vie de la ville. Pourtant, les personnes interrogées affirment unanimement que le château est le premier lieu qu’elles feraient visiter à leurs amis et à leurs proches. Ils affectionnent ce lieu mais ne le fréquentent pas. Pour les habitants de la ville, il n’y a rien à y faire. Une fois la visite faite, plus de raison d’y retourner.

Nous posons ici un constat paradoxal : les touristes visitent en nombre le château mais pas la ville, alors que les fuxéens ne montent pas au château alors que celui-ci fait partie de leur identité. Sur la base de ce constat, deux propositions d’action peuvent être envisagées :

– intégrer le château à la ville afin que les touristes qui viennent au château découvrent aussi la ville depuis ce promontoire et choisissent de la découvrir plus amplement après leur visite. Faire que les rues de la ville ne soit plus juste le passage d’accès mais soient un lieu de fréquentation, de visite, de découvertes culturelles et de plaisir.

– Intégrer la ville au château, pour que les habitants, usagers fréquents de Foix puissent eux aussi profiter de ce lieu historique et l’investir

‘’Le but est de créer un partenariat avec la ville de Foix ‘’ 

dans leurs activités de loisirs, culturelles.

Cela nécessite de prendre un peu de hauteur pour avoir un autre regard. Ainsi nous développons ces deux axes en trois propositions concrètes qui s’articuleront autour des thématiques « habiter le château », « pratiquer le rocher » et « s’ouvrir à la ville ».

Pratiquer le rocher : son histoire, son paysage 

Notre première proposition vise à replacer le château dans son contexte historique et son contexte paysager. Le rocher sur lequel est perché le château est habité depuis 30 000 ans. Il est parcouru par 27 cavités. Dans ces grottes, des dessins préhistoriques sont encore visibles. Le

château a été construit au XIème siècle. Au fil des âges, il a connu de nombreuses évolutions qu’il faut savoir reconnaître et faire connaître. Riche d’une longue histoire le château, est aujourd’hui voué à en être le porte-parole tout comme il peut être un tremplin pour appréhender la ville d’aujourd’hui. Dans notre proposition ses rôles présents et futurs doivent être plus larges.

Le château s’insère également dans un contexte paysager particulier qui croise différentes échelles. Une première échelle englobe la ville de Foix. Du côté ouest, la ville médiévale s’étale entre l’Arget et l’Ariège avec un patrimoine mobilier (l’Eglise, la Halle Saint-Volusien, la Halle aux Grains, le café Roumieu et l’hôtel Eychenne, l’Office de Tourisme…) et un patrimoine immobilier (la rue des Grands Ducs, la Place Parmentier et du Mercadal…). La ville est extrêmement riche en patrimoine. En élargissant le regard, le château s’inscrit dans des espaces naturels qui entourent la ville, des coteaux qui permettent de découvrir des espaces peu denses et des points de vue divers sur la ville et les Pyrénées. On peut mentionner Le Pech, le Prat d’Albis, le plateau de la Barguillère… Dans ces mêmes environs, on découvre aussi la rivière souterraine de Labouiche, ou encore le musée de la Forge des Pyrènes.

Le château, effigie de la ville de Foix, n’est pas statique. Il est intégré dans une dynamique historique et environnementale. Le château de tout point attire l’attention, une attraction justifiée et reconnue. Cette attraction du château est une qualité qui peut être valorisée comme support de découverte des ressources patrimoniales, environnementales proches.

Faire monter la ville dans le château : lui redonner vie 

Le prochain déménagement du Palais de

Ouvrir de nouveaux points de vues depuis le château

justice va libérer de nouveaux espaces ouvrant de nouveaux usages. Ce bâtiment est mitoyen du château, sa taille conséquente offre des volumes différents et une histoire. Ainsi, notre proposition vise à intégrer dans un même projet de développement les deux lieux et de les rendre accessibles aux habitants à travers l’association

dans ces lieux de fonctions touristiques, d’animation culturelle et sociale. Faire du château et du tribunal un ensemble avec un programme commun présente

de nombreux avantages. Le fait d’intégrer ces deux espaces permettrait de développer des activités plus diverses et d’attirer une variété de publics. Il serait possible de développer des activités commerciales, telles que des activités de restauration ou de vente de livres et de souvenirs, des expositions historiques sur le château et la vile et des expositions temporaires artistique et enfin une vie associative qui pourrait s’ancrer dans ces lieux. En effet, les nombreuses associations présentes sur la ville de Foix manquent parfois d’espace qu’il sera possible de trouver dans ces bâtiments. L’Estive et le Léo Lagrange, et d’autres structures pourraient devenir acteurs de ces lieux. Enfin, les terrasses du château pourraient être ouvertes au public en déplaçant la billetterie. Celles-ci seront alors plus facilement réinvesties par les fuxéens.

L’effet recherché est de créer une unicité du lieu. A travers les âges, le château a toujours eu des usages pratiques : symbole du pouvoir, caserne, prison… Aujourd’hui il est muséifié. En unifiant le château avec le palais de justice, ces lieux seront réinvestis d’usages touristiques et quotidiens au bénéfice des visiteurs et des populations locales. Ainsi, ces bâtisses pourraient retrouver leur valeur de lieu de vie au coeur de la ville.

Faire descendre le château dans la cité : s’ouvrir à la ville 

L’objectif de ce dernier point est d’ouvrir le château sur la cité et de le faire descendre dans la ville. Le château sera à la

fois l’élément central et le coeur de la ville de Foix. Ce symbole fort de la ville ne doit plus être perçu de manière statique, lointaine mais il doit devenir l’instigateur d’une dynamique territoriale. L’observation de terrain montre qu’un seul versant du rocher du château est valorisé et il semble pertinent de réinventer des usages permettant d’investir l’ensemble du rocher accueillant le château. Ainsi, l’enjeu est de valoriser le versant arrière du château qui ouvre sur une autre partie de la ville plus méconnue mais offrant des aménités paysagères et environnementales. Cette ouverture se focalise notamment sur les berges de l’Arget qui nous paraissent sous-exploitées alors qu’elles présentent un fort potentiel environnemental. Les berges feront l’objet d’aménagements paysagers et le parking de la préfecture sera intégré à ces aménagements. Ces lieux deviendront agréables pour y flâner et pique-niquer en admirant le château. Nous avons envisagé des ouvertures paysagères et des aménagements permettant l’accessibilité des berges. Ces aménagements ouvriront la ville sur la nature, cette nature dont les habitants regrettent parfois l’absence alors qu’elle reste toujours à portée de mains. Ces berges seront reliées au château : nous proposons dans cette optique un sentier pédestre qui permettra de faire le tour du château et de réinvestir le rocher pour le connecter à l’ensemble du territoire fuxéen. Nous avons imaginé une passerelle en structure légère qui viendrait s’accrocher en très peu de points au rocher pour ne pas l’abîmer. Cette passerelle va du parking au palais de justice, et s’y raccroche au

Perspective au bord de l’Arget

Plan d’intervention château, palais de justice

Faire du château et du palais de justice un seul ensemble

Déborah AUBERT

Clément AUGE

Cécile BERTHONNEAU

Tebben GEERLOFS Marion LANCELIN

Clément PIQUET

Arnaud REAUX

niveau de la façade arrière. Ensuite, un ascenseur pourra relier le bâtiment aux terrasses du château sera intégré afin d’améliorer l’accessibilité. Cet ascenseur montera à la terrasse de la poudrière dans un volume architecturé assumé qui s’accroche au rocher, en faisant référence à l’architecture Suisse Tessinoise (photo). Cette accessibilité nous semble essentielle pour garantir la vie du château, comme le démontrent Daniel Fabre dans Les Monuments sont habités et Annick Arnaud et Daniel Fabre dans L’émotion patrimoniale.

Les visiteurs du château bénéficieront d’un accès plus aisé au château. Ce bénéfice devra être utilisé pour leur montrer tout l’intérêt de la ville médiévale, à travers une signalétique unifiée qui illustre la résonance entre le château et la ville et une visite du château repensée qui incite les visiteurs à poursuivre leur chemin de découverte dans les venelles du centre.

Lire la suite de "Les projets :"

Le programme

Programme  Détaillé Vendredi 20 février 2015 : Arrivée des participants Accueil à FOIX au centre Léo Lagrange Installation en résidence des participants. Samedi 21 février 2015 : 9H30 présentation des participants et pilotes au centre Léo Lagrange tour de table 10H00 Découverte de FOIX. Les élus, Pierre Gadoin-Vilhet, Jacques Guilbaud, Christophe Ouhayoun, Laurence Barthe, Mélanie […]

Lire la suite de "Le programme"